L’ONU recommande au Sénégal de réformer sa législation sur l’IVG

05/05/2015
Communiqué

Conformément aux recommandations de la FIDH, la Présidente du Groupe de travail de l’ONU sur la discrimination contre les femmes dans la législation et dans la pratique a abordé la question de la prohibition de l’IVG, lors de sa visite du Sénégal en avril. Le Groupe de travail a constaté que le Sénégal a une des lois sur l’avortement les plus restrictives d’Afrique. Il a reconnu que les conditions posées par le code de déontologie des médecins, exigeant l’avis de trois médecins pour pratiquer une IVG lorsque la vie de la mère est en danger, sont impossibles à réaliser pour la plupart des femmes. Il a également souligné le défaut d’harmonisation de la législation sénégalaise avec le Protocole de Maputo sur les droits des femmes et avec la CEDAW, et a exprimé son soutien à la réforme du Code Pénal en cours visant à élargir l’avortement médicalisé aux cas de viols et d’inceste. Le Groupe de travail a tout de même regretté que cette réforme ne s’étende pas aux cas de risques pour la santé mentale de la mère et de malformation du fœtus.

En novembre 2014, la FIDH avait publié un rapport documentant les violations des droits des femmes résultant de la prohibition de l’avortement au Sénégal. La FIDH avait appelé le Groupe de travail à aborder le problème de la prohibition de l’IVG et ses conséquences sur les droits des femmes, ainsi que les perspectives de réforme lors de sa visite du pays au premier semestre 2015.

La FIDH continuera à plaider pour l’abrogation de la prohibition de l’avortement au Sénégal.

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