L’UE doit demander la libération des dissidents et la résolution des disparitions forcées

13/02/2017
Communiqué
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(Paris, Bangkok) L’Union Européenne (UE) doit demander au gouvernement Lao, la libération de tous les prisonniers politiques et des véritables avancées sur la résolution de tous les cas de disparitions forcées, ont déclaré aujourd’hui la FIDH et son organisation membre le Mouvement Lao pour les Droits de l’Homme (MLHD).

La FIDH et le MLDH ont lancé cet appel avant le 7ème dialogue UE-Laos sur les Droits de l’Homme, qui est prévu à Vientiane les 16-17 Février 2017 Dans le cadre de cet appel les deux organisations ont publié un document d’information qui fait le point sur la situation des Droits de l’Homme au Laos depuis le dernier dialogue qui s’est tenu en Novembre 2015.

"Après plusieurs cycles infructueux de dialogues sur les Droits de l’Homme, l’UE ne doit plus tolérer des tactiques trompeuses de la part du gouvernement Lao et son incapacité à s’acquitter de ses obligations en termes de droits humains. L’UE doit indiquer clairement que la libération de tous les dissidents et la tenue d’une enquête approfondie et transparente sur tous les cas de disparitions forcées, y compris celle de Sombath Somphone, sont les conditions pour poursuivre des relations bilatérales constructives.“

Dimitris Christopoulos, Président de la FIDH

En rupture avec les années précédentes, en Novembre 2016, l’UE a failli de soulever la question de la disparition forcée du proéminent leader de la société civile, Sombath Somphone, dans sa déclaration publiée à l’occasion la table ronde annuelle entre le gouvernement Lao et ses partenaires du développement. De plus, le nom de Sombath n’a été mentionné dans aucune des déclarations jointes à l’issue du 6ème dialogue en Novembre 2015. Son cas a été vaguement présenté comme une « disparition ».

"L’incapacité même de l’UE a mentionné le nom de Sombath Somphone dans les différents échanges avec le gouvernement Lao joue en faveur de la stratégie de Vientiane qui cherche à faire tomber le cas de Sombath aux oubliettes. Si le dialogue sur les droits humains ne s’accompagne d’aucun message fort, cela subsistera un exercice sans espoir."

Vanida Thephsouvanh, Présidente du MLDH

Dans leur document d’information joint, la FIDH et le MLDH ont énoncé des recommandations spécifiques à l’UE : demander au Laos de montrer des avancées concrètes sur : la liberté d’opinion et d’expression, les arrestations arbitraires, les disparitions forcées, la peine de mort et la réforme électorale.

Depuis son premier dialogue sur les droits de l’homme avec l’UE en 2005, le Laos a été régulièrement classé parmi les plus bas des nombreux indices et classements internationaux compilés par des organisations indépendantes qui mesurent le respect des principes démocratiques et des droits civils et politiques.

Contact Presse
FIDH : M. Andrea Giorgetta (Anglais) - Tel : +66886117722 (Bangkok)
FIDH : Mme. Audrey Couprie (Français, Anglais) - Tel : +33143551412 (Paris)
MLDH : Mme. Vanida Thephsouvanh (Français, Anglais, Lao) - Tel : +33160065706 (Paris)
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