Le TPIY déclare Radovan Karadzic coupable du génocide de Srebrenica et de crimes internationaux commis en Bosnie Herzégovine

24/03/2016
Communiqué
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© ICTY photos / flickr

(Paris, La Haye) Aujourd’hui, la Chambre de première instance III du Tribunal Pénal International pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) a condamné Radovan Karadžić à 40 ans d’emprisonnement pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en Bosnie-Herzégovine de 1992 à 1995.

« La condamnation de Radovan Karadžić est une victoire pour les victimes de Bosnie Herzégovine qui ont attendu depuis plus de vingt ans que le Président de la Republika Srpska soit traduit en justice. Cette décision rappelle que les chefs d’Etats ne sauraient échapper à la justice internationale et contribue à la reconstruction des pays d’ex-Yougoslavie. »

Karim Lahidji, Président de la FIDH

Radovan Karadžić, Président de la Republika Srpska pendant la guerre en Bosnie Herzégovine, a été condamné à 40 ans d’emprisonnement pour 10 des 11 chefs d’accusation de génocide, crimes contre l’humanité et crime de guerre à son encontre. Il a ainsi été reconnu pénalement responsable du massacre de plus de 8000 garçons et hommes bosniaques musulmans, constitutifs de crimes de génocide, à Srebrenica en 1995, ainsi que des crimes contre l’humanité et crimes de guerre de persécutions, d’exterminations, de meurtres, transferts forcés, terrorisation et d’autres crimes perpétrés à l’encontre de la population civile en Bosnie Herzégovine entre 1992 et 1995.

« L’affaire Karadžić est l’une des dernières du TPIY, qui fermera bientôt ses portes, mais tous les criminels de guerre n’ont pas encore été jugés. Il est donc important que la Bosnie-Herzégovine démontre son engagement dans la poursuite des procès nationaux. »

Karim Lahidji, Président de la FIDH

Radovan Karadžić a été inculpé pour la première fois par le TPIY en 1995, aux côtés de Ratko Mladic, tous deux entrant alors dans la clandestinité. Il était l’un des criminels de guerre les plus recherchés au monde quand il a été arrêté en juillet 2008. Arrêté en mai 2011, Ratko Mladic est toujours en cours de jugement devant le TPIY.

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